Le Prado a retrouvé sa piste cyclable... sur le papier.
Lundi, 08 Mars 2010 22:08
Suite à un recours contre l’arrêté de mise en place d’une « bande cyclable » sur les trottoirs du Prado, le Tribunal Administratif de Marseille avait, en décembre 2008, annulé l’arrêté de la mairie de Marseille et imposé la mise en place de panneaux rappelant les règles de la circulation cycliste sur trottoir. Une circulation autorisée uniquement aux enfants de moins de 8 ans à la vitesse du pas.
Un an plus tard, fin 2009, la Cour Administrative d’Appel saisie par la mairie de Marseille vient d’invalider cette première décision. Les aménagements cyclables existants sur les terre-pleins du Prado ont désormais retrouvé leur statut initial. Les utilisateurs des vélos Decaux peuvent donc à nouveau s’élancer directement depuis leurs stations implantées sur le terre-plein et zigzaguer gaiement entre les amoureux qui se bécotent sur la « bande cyclable ». Les jours de match, ils ont enfin récupéré le privilège de côtoyer les 4X4 exposés comme à la parade sur le… trottoir ?!
Du trottoir…
Car il s’agit bien là en effet d’un trottoir. C’est la raison pour laquelle le premier jugement, au-delà de la simple question de la circulation des vélos sur le Prado, abordait la question du statut du trottoir. Il affirmait que le trottoir est un espace réservé aux piétons et pas une chaussée, en conséquence une piste cyclable ne pouvait pas y être aménagée.
Quel cycliste marseillais ou quel piéton marseillais n'a en effet jamais été choqué par l'attitude laxiste, ou blasée, des policiers municipaux, ou nationaux d'ailleurs?
Il suffit de circuler sur la rue de Rome pour constater que l'interdiction de circulation aux automobiles, et encore plus aux scooters et motos, ne défrisent pas les agents chargés de regarder passer les tram. en bas du cours saint Louis.
Qui ne s'étonne pas de voir les voies de bus sur Camille Pelletan transformées en parking permanent malgré la présence récente d'agents de police sur la porte d'Aix?
Les tribulations d'un journaliste à vélo dans Marseille
Vendredi, 26 Février 2010 07:53
Qu’il vente (mistral), neige (si, si, comme cela est arrivé l’hiver dernier, rappelez-vous) ou fasse grand soleil (soit une grande partie de l’année en notre douce région), je circule au quotidien à vélo en ville pour mes déplacements professionnels ainsi qu’en partie pour rentrer chez moi ou venir au journal puisque je « pratique » également l’intermodalité avec les trains régionaux. Des modes « doux » ici finalement plutôt sportifs. Compte-rendu avisé.
Dans une ville qui compte sans doute plus de côtes à gravir que de pistes cyclables - à peine 50 malheureux km dont, paradoxe de chez paradoxe, une piste certes réservée, sur le Premier Prado, mais interdite aux cyclistes de plus 8 ans d’âge, il n’est pas évident d’être un adepte de la Petite Reine et même passablement dangereux que de vouloir se prendre pour Fausto Coppi dans une cité où bon nombre de conducteurs se prennent, eux, pour Fangio. Et cela vaut pour beaucoup : chauffeurs officiels comme professionnels toujours pressés ou particuliers trop souvent excédés (par les embouteillages, forcément). Heureusement, comme il reste encore des conducteurs, certes rares, mais courtois, et qu’à l’impossible, après tout, nul n’est tenu, j’enfourche tout de même chaque jour mon fidèle destrier.